20.10.2010
demandeur d'emploi, un métier sans avenir.
Bonjour.
J'avais envie, en pleine construction semée d'embûches de mon installation en tant que Gestalt-thérapeute, de partager ici un courrier que je viens d'envoyer à ma référente au pôle emploi, glorieuse institution étatique, aux prérogatives "quelque peu" distordues par son appartenance non admise à un pouvoir arbitraire à la limite bientôt franchie de la dictature.
Tout en cherchant un emploi pour subvenir à mes besoins proprements humains de manger, boire, dormir, me laver, ne pas mourrir de froid et _je suis une personne extrêmement prétentieuse_ d'éprouver des émotions, de rire, de me cultiver, de voyager, de... prendre du bon temps (!!!)...
... tout en cherchant, donc, ce qu'on appelle vulgairement _et je suis aussi assez vulgaire_ un job, je cherche le meilleur moyen possible d'installer un cabinet de Gestalt-thérapeute. Conditions: je ne suis qu'"en passe" d'être diplômée mais autorisée à pratiquer la Gestalt-thérapie sous conditions à respecter, je n'ai pas le droit _le vilain, le méchant_ de me faire appeler "psychothérapeute" depuis juillet 2010 à cause de madame Bachelot qui ne parle nullement de la "problématique psychothérapie" sur son propre site _ben évidemment puisque la psychothérapie: "Mais, çà n'existe pas!"_.
Dans cet heureux méli-mélo de conditions les plus favorables et enthousiasmantes, voici ce qu'aujourd'hui, j'écris à ma référente pôle emploi:
Bonjour,
j'ai reçu, suite à un entretien, une lettre de l'école S- ------ de M------, stipulant que l'association qui s'occupe des embauches au sein de l'école ne bénéficie plus des aides à l'emploi (CUI-CAE) et qu'elle ne peut donc embaucher la personne qu'elle cherchait pour l'entretien des locaux.
L'emploi devient véritablement une source de déception effarante et déprimante.
D'autre part, mon compagnon et moi avons reçu une convocation au point accueil emploi de M---------de--------- ce jeudi matin avec M-- -- ------. Il est écrit que cette rencontre est obligatoire pour que notre allocation Rsa soit maintenue. En même temps, nous devons y aller avec un questionnaire rempli qui est... une demande de Rsa. C'est incompréhensible.
Nous allons y aller. Leur but est, semble-t'il, de "définir et réaliser des démarches nous permettant de retrouver une autonomie financière." N'est-ce pas là le rôle que vous-même avez auprès de moi, par exemple?
Je ne comprends plus. Etes-vous toujours ma référente? En a-t'on plusieurs?
Et sur le plan de l'indépendance financière, va-t'on supprimer toutes les aides existantes en nous mettant à la fois sur le dos le fait que nous ne trouvions pas facilement d'emploi alors que nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour trouver un travail satisfaisant? L'emploi d'EVS auquel j'ai postulé en juin était absurde car mes déplacements m'auraient coûté tout mon salaire. Aujourd'hui, je trouve enfin quelque chose qui me correspond et, d'un coup, je n'y ai plus accès _Rsa socle ou non, cela ne semble plus avoir d'importance_ car l'aide à l'emploi est désormais réservée aux AVS et EVS...?!
J'espère de tout cœur trouver une solution qui me convienne, ma solution. Mais décidément, les chercheurs d'emploi ne sont pas aidés. Tout est fait, il me semble, pour que nous baissions les bras, que nous soyons bien obéissants, sous la menace constante de nous retrouver d'un jour à l'autre sans la moindre possibilité de vivre correctement. Il n'est même plus question d'avoir suffisamment de quoi se nourrir, mais le sentiment est que toutes les portes se ferment devant nous: la culture, le plaisir, la santé, la joie de vivre, la liberté de penser, d'être en désaccord, d'avoir envie de nous lever le matin.
La menace, le "flicage" permanent _permettez-moi cette expression_ et, à la fois, tous les moyens possibles et imaginables pour que nous ne trouvions pas de solutions, que nous n'y parvenions pas. C'est plus qu'injuste, c'est inhumain. Le résultat est cette dépression et cette rage du pays entier. Je les comprends parfaitement, j'en fais partie.
Tout est fait pour nous décourager d'avoir le moindre sentiment d'existence propre et de valeur humaine. Et nombre de personnes vont effectivement laisser tomber la moindre tentative d'exister différemment de l'ensemble pensant et décideur. C'est triste. C'est effarant. Dans un tel contexte, comment imaginer un avenir, comment avoir envie de fonder une famille, comment entrevoir de belles possibilités pour nos enfants, au risque, un jour, de les laisser seuls dans une galère encore plus terrible que celle qui sévit aujourd'hui.
Je vous remercie d'avoir lu mon mail. Ma tristesse et ma colère ne vont pas personnellement destinées, j'avais besoin qu'une personne concernée sur un autre plan par cette problématique sache ce que je ressens, moi qui suis comme la plupart des citoyens aujourd'hui, une personne que l'on cherche à isoler tout en étant, à la fois, un "cas" tristement ordinaire.
Bonne journée.
Voilà. J'en suis là pour le moment.
Je ne suis pas demandeur d'emploi puisque, j'ai bien compris: un emploi aujourd'hui, on ne m'en donnera pas un, on me le fera payer.
Je ne suis pas non-plus chercheur d'emploi puisque de l'emploi satisfaisant, enrichissant, honnête, il n'en existe pas suffisamment, que j'ai, de fait, la nette impression de chercher dans le vide et que je ne suis pas un cochon truffier enrhumé.
Je m'improvise constructrice de mon propre emploi. Non, çà n'est pas nouveau, je n'invente rien, je n'ai pas cette prétention. Par contre, j'ai la prétention de faire mon maximum pour faire partie de notre système sans pour autant accepter la lobotomie, la négation de mon existence propre.
Cà n'est pas possible? Soit. Je quitte le troupeau.
Je suis Gestalt-thérapeute, je suis "Psychothérapeute de l'Homme-dans-le-Monde*"... et il y a du boulot.
*référence à: Une Psychothérapie de l'Homme-dans-le-Monde, de Paul Goodman, Cahier de Gestalt n°3, publié par la Société Française de Gestalt à l'automne 1992.
13:39 Publié dans actualité, art, Gestalt-thérapie, Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emploi, société, humain, gouvernement, citoyen, dépression, colère, gestalt-thérapie, psychothérapie
01.07.2010
Gestalt-thérapie.org!!!
En ce 1er juillet 2010, date significative pour tous les acteurs du champ psy, la Société Française de Gestalt (SFG) et le Collège Européen de Gestalt-Thérapie (CEG-T) ont mis les bouchées doubles pour permettre la mise en ligne de ce site:
Il s'agit du résultat et de la marche de la coordination des deux instances depuis plusieurs années déjà pour une meilleure visibilité et une meilleure distinction de la Gestalt-thérapie comme forme thérapeutique particulière. Le but de leur travail commun est également de démontrer la légitimité de la pratique des Gestalt-thérapeutes selon les critères définis par les valeurs et le code de déontologie des Gestalt-thérapeutes --> ceci à l'attention particulière de la population de manière générale, plus qu'à celle de la classe dirigeante puisqu'il semble que pour eux, quelque effort que nous puissions fournir, nous n'existons même pas.
La page intitulée "La Gestalt-thérapie" propose une explication claire et simple de ce qu'est la Gestalt-thérapie, en quoi consiste la formation des Gestalt-thérapeutes, à qui s'adresse cette forme de psychothérapie, où trouver un Gestalt-thérapeute et _ce qui personnellement, m'importe particulièrement_: un paragraphe nommant tout simplement le fait qu'il existe des écoles formant à la Gestalt-thérapie. Certes, il ne s'agit pas de maman Université. J'ai envie de dire... et alors?...
12:45 Publié dans actualité, art, Gestalt-thérapie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.06.2010
"Un monde sans fous?"
Un monde sans fous? est le titre d'un documentaire épatant réalisé par Philippe Borrel.
Philippe est ce que l'on peut appeler un grand reporter.
Réalisateur de documentaires politiques, sa carrière balance
entre des films documentaires, des sujets pour "Envoyé Spécial"
ou encore pour "Strip-tease".
Il est l'un des précurseurs de ce qu'on a appelé la pub-vérité.
Les films qu'il tourne en caméra cachée pour la SNCF sont
considérés comme un nouveau genre publicitaire...
La discipline psychiatrique, ses dérives, les origines du soin de l'âme humaine maltraitée aujourd'hui par une société individualiste, hypocrite, lâche.
Les interviews de divers personnages publiques et privés, acteurs et parfois victimes d'un environnement à la Catégorie 3.1 de Lars Noren: Au banc, les fêlés! Que tout soit blanc, lisse et moche, telles nos âmes évidées, à nous les égocentristes.
http://www.mediapart.fr/content/un-monde-sans-fous-ou-les...
Ce documentaire, diffusé le 13 avril 2010, sur France 5, est disponible à la commande sur le site de ses producteurs: Cinétévé:
http://www.cineteve.com/accueil.php?lang=fr
12:20 Publié dans actualité, art, Gestalt-thérapie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, culture, champ psy, actualité

